L’Intelligence collective au service du succès : le concept du “Paying It Forward”

Kevin Ready, “Paying it forward: Silicon Valley’s open secret to success,” August 23, 2012

La « Silicon Valley » est réputée pour sa remarquable capacité d’innovation, et est d’ailleurs souvent copiée par d’autres villes et régions du monde. La Culture (partagée par nature) est l’une des clés majeures de ce succès. En effet, outre certaines matières premières comme le talent, la technologie et le capital, il ya un certain nombre de facteurs comportementaux qui s’avèrent essentiels à la création d’une région majeure d’innovation. Un de ces facteurs repose sur l’idée que d’aider les autres, même ses concurrents potentiels, est un bon (et même naturel) principe.  Dans la Silicon Valley, cette mentalité est souvent appelée “Paying It Forward” (idée de transmission), et c’est l’une des principales raisons du succès des startups implantés dans cette zone.

Dans cet article, l’auteur nous décrit l’évolution du fonctionnement des échanges culturels au sein de la Silicon Valley. Dans les premières décennies, il n’était pas rare qu’une entreprise appelle à l’aide ses concurrents pour résoudre un problème. Comme le souligne un des employés d’origine de Fairchild (pionnier dans la fabrication électronique dans les années 1960) : « nous étions tous dans le même bateau. « 

Ce modèle d’entraide est peut être le fruit de l’« héritage de l’expansion des frontières américaines. Expansion qui a nécessité la naissance d’une certaine spontanéité ainsi qu’un niveau de confiance élevé parmi des étrangers de  communautés diverses. » (dixit Victor Hwang de capital-risque T2). Kevin Ready illustre cet pensée par ce qu’il appelle « l’entente par nécessité« . Celle partagée par tous les premiers colons sur la route de l’Ouest. En effet aux débuts de la colonisation, le fait de pouvoir compter sur son voisin était nécessaire parce que tout le monde savait que seul tout était plus dur.

En accord avec cette tradition d’échange culturel, Steve Jobs a ainsi réussi à obtenir des conseils de Bob Noyce, le PDG d’Intel Corporation. Une rencontre qui ne s’est pas faite car Steve était un milliardaire reconnu (parce qu’il ne l’était pas à ses débuts) mais pour une raison bien simple: Steve avait simplement trouvé Bob Noyce dans le répertoire et lui avait demandé de se joindre à lui pour prendre un café. La réponse fut alors, comme c’est souvent le cas dans la Silicon Valley aujourd’hui : « Bien sûr, nous allons le faire !« 

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