On a trouvé des start-ups au sein de l’Etat !

lcenfranceImpulser un modèle « start-up » au sein de l’Etat, cela semble au premier abord compliqué voire impossible. Pourtant,  un homme du Secrétariat Général à la Modernisation de l’Action Publique (SGMA) (s’associant notamment à ETALAB et à la DISIC au sein du SGMAP) se bat chaque jour contre la lourdeur de la bureaucratie.  Il s’appelle Pierre Pezziardi et, Intelligences économiques a pu l’interroger.

Par une méthode, inspirée des méthodes agiles, du mouvement lean startup, des outils aussi divers que data.gouv.fr, Marchés Publics Simplifiés, ou mesDroits.gouv.fr ont pu voir le jour. Pierre Pezziardi était convaincu que l’innovation résidait dans le fait « d’arrêter les gros programmes ». Il s’est donc entouré d’équipes restreintes (4 personnes) pour délivrer rapidement et efficacement ses projets (6 mois de moyenne).

Lean IT Summit  2011Ses secrets, vous pouvez les retrouver sur son blog. Son objectif est simple : « offrir des services administratifs réellement innovants et utiles aux citoyens. » Pour cela il accepte l’idée « de créer de l’inconfort ». Bref, être un « Innovateur » cherchant à « s’attaquer aux rentes et aux modèles économiques peu vertueux ». Même si l’ancien VP d’Octo Technology reconnait « qu’un outil ne va pas changer une culture et, que d’énormes problèmes de silotages persistent » au sein de l’Etat, l’ambition est là. Une voie ouverte vers plus d’ «  Intelligence collective » ? L’Open Data notamment, un des grands chantiers du SGMA, « fait évoluer les mentalités vers le partage par défaut ». Ceci peut avoir de forts impacts sur l’efficacité publique, la rationalisation des dispositifs (ROI) et la transparence des gouvernements. Vous pouvez d’ailleurs visualiser une des interventions de Pierre Pezziardi sur ce sujet.

Par-dessus tout, l’action et l’humain restent les fondements de son « idéal ». « L’important c’est que les gens trouvent un contact » pour obtenir les bonnes informations justifie l’interviewé.

Pour Pierre Pezziardi , « Il y a une urgence à redéfinir notre apport à la société, non plus en termes de moyens, d’activités, mais en termes de contribution à un but, en action sur le réel. »

La prochaine cible (parmi tant d’autres) du SGMA : la question du non-recours aux droits. Plus d’informations à la fin du mois !

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